A Jérusalem, le Franco-Palestinien Salah Hamouri en butte au harcèlement politico-administratif israélien

Il fait froid dans les montagnes de Jérusalem. La brume envahit les hauteurs. Bientôt, il neigera peut-être. Ce sera moins beau dans le quartier de Kafr Aqab que dans le centre de la Ville sainte, mais Salah Hamouri n’a pas le choix : il y est confiné par les autorités israéliennes, sous peine de perdre sa résidence permanente à Jérusalem. C’est ici qu’il passera le réveillon, sans sa femme et ses deux enfants, bloqués en France et interdits de territoire israélien. « Je ne travaille plus vraiment, ajoute l’avocat franco-palestinien, rattaché à l’association d’aide légale palestinienne Addameer. Je ne peux plus aller au tribunal de toute façon, et puis notre organisation est dans la tourmente. » L’ONG fait partie d’un groupe de six organisations qui ont été désignées comme « terroristes » par les autorités israéliennes en octobre dernier. Salah Hamouri est sur la ligne de front du conflit qui oppose, depuis plusieurs années, les autorités israéliennes à la société civile palestinienne : il a même fait partie d’un groupe de militants visés par le logiciel de cybersurveillance Pegasus entre avril et septembre.